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L'ECOLE DE GENDARMERIE
- L'école aujourd'hui:
Le cadre général : commandée par le colonel Christian LAGARDE, elle est intégrée au commandement des écoles de la gendarmerie nationale qui est placé sous les ordres du général de corps d'armée EGLOFF. Elle partage, avec cinq autres écoles (Châtellerault, Chaumont, Châteaulin, Le Mans, Libourne), la mission de former des sous-officiers de gendarmerie. Depuis le mois de janvier 2008, elle assure également la formation de gendarmes adjoints volontaires (GAV). Montluçon est la plus importante des écoles de gendarmerie par le nombre de compagnies et assume ainsi un tiers de l'effort pédagogique en formant plus de mille deux cents gendarmes chaque année, dont un tiers environ d'élèves gendarmes féminins. Près de trois cents personnes, tant militaires que civiles, participent à l'encadrement pédagogique et au soutien matériel de l'école.
Les élèves gendarmes: leur moyenne d'âge est de 24 ans (les plus jeunes ont 18 ans et les plus âgés 36). Ils sont issus, pour la majorité d'entre eux, du milieu civil. Certains ont l'expérience d'un métier civil et d'autres ont suivi un cursus universitaire élevé. Cependant, 40 à 45 % sont d'anciens gendarmes adjoints volontaires. Quelques uns proviennent des autres armées et ont un passé militaire souvent rempli.
La formation des élèves gendarmes : la scolarité des élèves gendarmes se déroule actuellement sur dix mois. Deux dominantes marquent la formation. La dominante humaine vise à faire acquérir un savoir être aux élèves en s'appuyant largement sur l'éthique militaire et l'esprit de service public. Le bon sens chez les candidats à la gendarmerie et la maturité du "bon père de famille", telle que définie au code civil, sont recherchés et cultivés. L'autre dominante, technique, a pour objectif d'apprendre aux élèves à assumer avec professionnalisme les évènements auxquels ils vont être confrontés.
Au cours de la scolarité, près de 20 % du temps est employé à la formation militaire, autant à la formation générale et 60 % à la formation professionnelle. Une part substantielle est consacrée à la préparation des élèves à leur emploi, par le biais de cycles de conférences faisant intervenir des responsables institutionnels, tels que des maires, des magistrats, le sous-préfet ou le directeur de la sécurité publique de la police nationale, et par des stages en unités opérationnelles et d'apprentissage au maintien de l'ordre. Le programme répond aux évolutions de la société et s'inscrit dans l'histoire naturelle d'une institution vieille de huit siècles qui a su en permanence réaliser les adaptations nécessaires à la bonne exécution de ses missions tout en maintenant avec constance ce qui fait son efficacité : sa culture militaire et son adaptation au monde civil. Pour cela, les principes pédagogiques traditionnels dans les armées sont développés : exemplarité, rigueur de l'enseignement, exigence de résultat et responsabilisation. Les cadres de contact, un pour dix élèves, ont à cet égard un rôle prépondérant. Une place importante est par ailleurs accordée à la tradition par le biais des activités de promotion ou de cohésion et le choix d'un "parrain" mort au combat ou en service, inscrit au livre d'or de la gendarmerie.
La formation des élèves gendarmes adjoints : depuis le mois de janvier 2008, l'école de Montluçon ouvre également ses portes aux jeunes gens destinés à occuper un emploi de gendarme adjoint volontaire.
Ces militaires reçoivent une formation de treize semaines avant de servir en unités opérationnelles (brigade territoriale, peloton de surveillance et d'intervention de gendarmerie, unités de montagne, escadron de gendarmerie mobile, garde républicaine...) avec la qualification d'agent de police judiciaire adjoint (APJA). Le classement à la fin du stage leur donne l'opportunité de faire un choix, en fonction de leur rang, parmi les groupements de gendarmerie proposés par la direction de la gendarmerie. Le classement à la fin du stage leur donne l'opportunité de faire un choix, en fonction de leur rang, parmi les groupements de gendarmerie proposés par la direction de la gendarmerie. Au cours de leur scolarité, les gendarmes adjoints volontaires suivent 520 heures de cours au total :
- formation aux techniques d'intervention : 45% (tirs, maitrise de l'adversaire....)
- formation professionnelle : 25% (police judiciaire, police de la route...)
- formation générale : 30% (accueil du public, déontologie...)
Cette formation vise à leur apprendre les bases du métier afin qu'ils soient aptes, dès leur arrivée sur le terrain, à remplir des missions simples et à prêter main forte aux militaires d'active de leur unité. Sous contrat d'un an, renouvelable quatre fois, ils pourront acquérir expérience et professionnalisme. Les meilleurs d'entre eux, après avoir satisfait aux épreuves d'admission, pourront ensuite intégrer une école de sous-officiers de gendarmerie et poursuivre ainsi leur carrière au sein de l'institution.
- L'école, la ville et le monde:
L'école dans la ville et la société : l'école est insérée pleinement dans la communauté urbaine de Montluçon. La ville et le département contribuent à la formation des élèves dans le cadre des conférences déjà évoquées. Par ses activités de restauration, les 160 logements loués au profit des cadres, l'impact des familles des militaires dans la société montluçonnaise, ainsi que les activités des différentes promotions d'élèves, l'école est partie intégrante de l'économie locale. On a ainsi pu estimer que 25 000 000 d'euros sont injectés chaque année dans l'économie locale et régionale. L'école accueille également un grand nombre de lycéens et de collégiens de la région de Montluçon dans le cadre des stages en entreprises qu'ils doivent effectuer. Un club sportif et de loisirs de la gendarmerie comprenant 17 sections et 800 membres, dont une partie sont des civils admis grâce au parrainage des militaires de l'école, contribue également de façon non négligeable à la vie locale.
L'école et l'international : trois sous-officiers étrangers, un espagnol, un portugais et un italien, occupent des places de formateurs à l'école et illustrent ainsi l'effort actuel de la gendarmerie de prendre en compte la dimension européenne et de promouvoir les institutions qui sont apparentées à la sienne par leur statut militaire. |