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L'ECOLE DE GENDARMERIE
- L'école aujourd'hui:
Le cadre général : commandée par le Colonel Christian LAGARDE, elle est intégrée au commandement des écoles de la gendarmerie placé sous les ordres du général de corps d'armée EGLOFF. Elle partage avec quatre autres écoles, Châtellerault, Chaumont, Le Mans, Libourne, la mission de former des sous-officiers de gendarmerie. Montluçon est la plus importante par le nombre de compagnies et assume ainsi un tiers de l'effort pédagogique de l'ensemble de ces écoles en formant plus de mille deux cents gendarmes chaque année, dont un tiers environ d'élèves gendarmes féminins. Près de trois cents personnes, tant militaires que civils, participent à l'encadrement pédagogique et au soutien matériel de l'école.
Les élèves : Leur moyenne d'âge est de 24 ans (les plus jeunes ont 18 ans et les plus âgés, 36 ans). Ils sont issus pour la plupart du milieu civil. Un tiers d'entre eux cependant sont d'anciens gendarmes adjoints (volontaires du service national). Quelques uns sont d'anciens cadres des autres armées au passé militaire souvent rempli ou d'autres encore ont l'expérience d'un métier civil ou d'un cursus universitaire élevé. Aucune condition de diplôme n'est exigée toutefois.
La formation : la scolarité des élèves gendarmes se déroule actuellement sur dix mois. Deux dominantes marquent la formation. La dominante humaine vise à faire acquérir un savoir être aux élèves en s'appuyant largement sur l'éthique militaire, et l'esprit de service public. Le bon sens chez les candidats à la gendarmerie et la maturité du "bon père de famille" telle que définie au code civil sont recherchés et cultivés. L'autre dominante, technique, a pour objectif d'apprendre aux élèves à assumer avec précision et professionnalisme les évènements auxquels ils vont être confrontés.
Au cours de leur scolarité, 14% du temps sont employés à la formation militaire, 24% à la formation générale, 41% à la formation professionnelle. Une part substantielle, 21%, sont consacrés à la préparation à leur emploi, par le biais de cycles de conférences faisant intervenir des responsables institutionnels, tels que les maires, des magistrats, le sous-péréfet ou le directeur de la sécurité publique de la police nationale et par des stages en unités opérationnelles et d'apprentissage au maintien de l'ordre. La remise à jour du programme en 2003 répond aux évolutions de la société et s'inscrit dans l'évolution naturelle d'uns institution vieille de huit siècles qui a su en permanence réaliser les adaptations nécessaires à la bonne exécution de sa mision tout en maintenant avec constance le principe de son efficacité : la cultute militaire et son adaptation au monde civil. pour cela, les principes pédagogiques traditionnels aux armées sont développés : exemplarité, rigueur de l'enseignement, exigence de résultat et responsabilisation. Les cadres de contact, un pour dix élèves, ont à cet égard un rôle prépondérant. Une place de choix est par ailleurs accordée à la tradition par le biais des activités de promotion ou de cohésion et le choix d'un "parrain" mort au combat ou en service, inscrit au livre d'or de la gendarmerie.
- L'école, la ville et le monde:
L'école dans la ville et la société : l'école est insérée pleinement dans la communauté urbaine de Montluçon. La ville et le département contribuent à la formation dans le cadre des conférences déjà évoquées. Par ses activités de restauration, les 200 logements loués au profit des cadres de l'école, l'impact des familles des militaires dans la société montluçonnaise, ainsi que les activités des différentes promotions d'élèves, l'école est partie intégrante de l'économie locale. On a ainsi pu estimer que 25 000 000 d'euros (160 millions de francs environ) sont injectés chaque année dans l'économie locale et régionale. Un club sportif et de loisirs de la gendarmerie comprenant 23 sections et 800 membres, dont une partie sont des civils admis grâce au parrainage des militaires de l'école, contribue également de façon non négligeable à la vie locale.
L'école et l'international : Trois sous-officiers étrangers, un espagnol, un portugais et un italien, occupent des places de formateurs à l'école et illustrent ainsi l'effort actuel de la gendarmerie de raisonner à la dimension de l'europe et de promouvoir les institutions apparentées, par leur statut militaire, à la gendarmerie nationale. |